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Néo classique - Poésie

Pour ma mie 

 

Où courez-vous ma belle, où courez-vous ma mie ?

Le sourire sur vos lèvres me semble si mutin,

Aux souvenirs passés, la caresse du temps

Reflète tout l’émoi de la petite enfance

Lorsque les jours trop courts apportaient l’espérance

De cadeaux désirés... immérités pourtant ?

 

Le doute s’installait, les vacances prochaines

Embellissaient encor les instants à venir,

Quand le temps s’amenuise au compteur de la vie,

Tout semble aller plus vite et demeure incertain,

En craignant l’avenir, les heures du matin,

Peuvent faire parfois naître une boulimie.

 

Le travail créatif devient une évidence,

Un fort besoin vital, un nouvel élément,

Avec le temps, on s’amenuise,
L’automne n’est plus le printemps,
Jour après jour, au fil du temps,
Tout le corps regimbe et s’épuise…

 

Prophète en son pays, Malraux l’avait prédit,

Par quelques « fous de Dieu » notre siècle est maudit ;

L’horreur de l’attentat en notre douce France

Vous avez aujourd’hui rendu votre âme à Dieu,

Votre place, à jamais, est là-haut dans les cieux,

Avez-vous traversé la lumière aveuglante

Un feu resplendissant me dévore la peau,

Tout là-haut, dans le ciel éclatant de lumière,

Monte l’astre du jour, dans sa splendeur première,

 

Nous avons une visiteuse,

Elle s’incruste pas à pas,

Elle ne nous quittera pas,

Elle est rapide et fureteuse !

 

Pourquoi le nouveau-né, s'apprêtant à paraître

En ce monde inconnu qu’il devra découvrir

N’aurait-il pas déjà conscience de souffrir,

Demain je t’accompagne à ton dernier voyage,
Amie de nos vingt ans, appel aux souvenirs,
Je revois, dans ce temps, ton merveilleux visage
Éclatant de bonheur aux futurs avenirs.

Je veux garder de toi cette image étonnante,
Aux beaux yeux gais et vifs, au sourire enchanteur,
Et tes si beaux cheveux en boucles bondissantes,
Parure inégalable à l’effet séducteur.