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DERNIÈRE CONTRIBUTION
Garance
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Ogawa Ito : La papeterie Tsubaki

Voulez-vous goûter la douceur du temps qui passe dans un monde de délicatesse où chaque détail compte et est souvent devenu rituel ?
 

Hatoko va vous y aider, elle qui après avoir repris la petite papeterie de « L’Ainée », sa grand-mère, écrit pour les autres avec tact et sensibilité.

 

Le jour de ses 6 ans, elle a reçu l’autorisation d’utiliser les « quatre trésors du lettré » : une pierre à encre, un bâton d’encre, des pinceaux et du papier.

 

Alors, à l’aide d’un pinceau fabriqué avec des mèches de sa chevelure de bébé, elle va adapter ses écrits à la personnalité de ceux qui la sollicitent.

« L’écriture est le reflet de ce qu’on est… »

Ainsi elle écrit des lettres d’amour, de rupture, d’amitié, de remerciements, de condoléances et bien plus.

Bref, comme ses ancêtres, elle est écrivain public.

 

Les saisons s’égrènent doucement, comme la caresse des pétales de fleurs de cerisiers sur les joues des promeneurs.

« Plutôt que de rechercher ce qu’on a perdu, mieux vaut prendre soin de ce qui nous reste ».

 

Les caractères d’écriture japonaise semblent bien étranges, bien étrangers à notre culture européenne.

« L’écriture manuscrite, celle de la main d’un être vivant, possède un supplément d’âme qui ne se résume pas à la simple beauté formelle... »

Tout un monde de délicatesse, une parenthèse apaisante.

La lecture coule, il n’y a pas de longueurs.

 

"... Une faible lueur a fendu la pénombre.

La luciole virevoltait avec grâce, pleine de légèreté.

Chacun observant les fins traits de lumière en silence.

C’était tout, mais je me sentais très heureuse. »

 

plume bernache
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Ogawa ITO : La république du bonheur

 

 On est toujours dans la papeterie Tsubaki.

 

Tendres drôles ou tragiques les destins se croisent sous le pinceau de d'Hatoko, écrivain public.

 

 De très beaux passages sur la relation mère-enfant (même si cet enfant n'est pas la sienne mais celle de l'homme qu'elle vient d'épouser)

"Cela coule en moi comme une source inextinguible, comme une eau qui jaillirait limpide mais légèrement sucrée. C'est peut-être cela que les gens appellent l'instinct maternel."

 

L'apaisement par la nature :

" Je me suis arrêtée au milieu des escaliers, j'ai pris une grande inspiration,les yeux fermés, l'esprit du végétal s'est faufilé dans tout mon corps "

 

Et l'importance presque mystique de la nourriture :

" C'était un curry exactement à son image. Velouté, authentique, délicieux. Un curry solide, enraciné, exactement comme Mitsurô "

 

Un livre très apaisant et ressourçant. Précieux  par les temps qui courent !

 

luluberlu
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Tu répétais toujours

Tu répétais toujours :

L'écriture, c'est le reflet de la vie.

Mon écriture n'est pas encore aboutie.

Mais c'est la mienne, sans le moindre doute.

Je l'ai enfin trouvée.

Soyez heureuse, Tante Sushiko et toi, au paradis.

 

Hakoto

 

À Madame Amemiya Kashiko

 

Post-scriptum :

Je suis devenue écrivain public, comme toi.

Et ce sera mon métier pour la vie.

 

Des commentaires très éclairés (à la lanterne japonaise, sans doute) ici :La papeterie Tsubaki

 

Ito OGAWA : la douceur du quotidien

 

文房具店 椿

 

 

plume bernache
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itou

Outre le fait que ta présentation m’a donné grande envie de lire ce livre-là, elle m’a fait penser vaguement à une de mes lectures passées (il y a 4 ou5 ans) qui m’avait enchantée :   « Le restaurant de l’amour retrouvé ». J’ai fouillé dans ma bibliothèque, bingo ! C’est itou un bouquin d’ Ogawa ITO…

 

En voici le thème : Une jeune femme de 25 ans perd sa voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé (!!!) et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.

« un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco dont l’épice secrète est l’amour. »

Je pourrai le prêter .

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