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plume bernache
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Nickel boys

                   Nickel boys de Colson Whitehead (Pulitzer 2020)

 

Inspiré d’une histoire vraie, un livre bouleversant sur le racisme en Floride en 1960. L’auteur a réussi à faire éprouver, physiquement, psychiquement ce que peut ressentir un jeune garçon noir humaniste, admirateur de Martin Luther King, rêvant de faire de brillantes études, se retrouvant enfermé par erreur dans une maison de correction qui s’engage « à faire des délinquants des hommes honnêtes et respectables ». Un racisme insidieux et omniprésent .

 

« Leurs pères leur avaient appris à mettre un esclave au pas. Arrachez-le à sa famille, fouettez-le jusqu’à ce qu’il oublie tout sauf le fouet, enchaînez-le pour qu’il ne connaisse plus rien d’autre que les chaînes »

 

« Changer la loi, très bien, mais ça ne changera pas les gens ni leur façon de traiter leurs semblables »

 

Petit détail relevé au cours d’une interview de Barak Obama: Colson Whitehead est un de ses auteurs favoris. On comprend pourquoi.

 

luluberlu
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Une première partie linéaire,

Une première partie linéaire, monocorde (j’ai failli lâcher le livre… spleen du sud profond, sans doute), pareil à un murmure ; procédant par de subtiles ellipses temporelles, le récit prend enfin corps… Côté punitions, nous sommes bien loin des colles du mercredi et coups de règles sur les doigts : justice au rabais, pions bourreaux, trafic avec la complicité de la population, violence raciale érigée en système, meurtres... Quand une maison de redressement (redresse ment) mutile et casse du « noir » à coups de fouet, de pieds, de poings. Rassurez-vous : la violence est mise à distance ; menaces sourdes, allusions au tragique nous font pressentir l’inexorable, un inexorable qu’on ne peut fléchir par des prières. Dans ce récit, seuls le temps et le fouet sont élastiques.

Citation (p 107) : « La majorité des garçons qui connaissaient l’existence des anneaux dans les troncs sont morts aujourd’hui. Le fer, lui, est toujours là. Rouillé. Profond dans la pulpe des arbres. Il parle à qui veut l’écouter. »

 
 
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