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« Le Moulin de la galette » d’Auguste Renoir

Bourvil - C’était bien ( Au petit bal perdu )

 

Bords de Marne un peu désenchantés

Où sont donc les guinguettes d’antan ?

Robes à froufrous et soyeux rubans

Virevoltant dans la poussière de l’été ?

Las ! Laissant décombres et gravats

En lieu et place des lilas et pergolas

La guerre a tout dévasté.

Charmilles et tonnelles ne sont plus.

Kiosques et gloriettes ont disparu.

Mais ce soir dans la brume et dans le froid

Un couple d’amoureux s’est mis à danser.

Guerre et désolation ambiante ont oublié

Malgré éboulis et gravois.

Tendrement enlacés, les yeux dans les yeux,

Ils ne regardent rien autour d’eux.

Et peu leur importe le nom de ce petit bal perdu.

La vie continue.

 

5.04
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Commentaires

plume bernache
Hors ligne
Inscrit depuis : 09/10/2014
la vie l'amour

Toute une vie en peu de lignes.

 Du tragique au romantique.

 Allégé d'un petit clin d'humour avec la rime détournée du "gravas-gravois".

 Et puis le triomphe de l'amour et de la vie ! Bravo!

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