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Variations sur Haydn : symphonie 49 - La passion - adagio - Pour écouter cliquer ICI

 

Le temps passe comme un souffle sur les blés, les faisant ondoyer.

 

Mollement je me laisse emporter par ces vagues monotones.

 

Volent nos vies comme volent ces notes, pétales de roses.

« Puiser dans l’infini morose des pensées »

 

Vous êtes là mes amis, mes parents.

Vous êtes toujours là, voile impalpable de l’absence…

 

J’entends battre vos cœurs, vous êtes ma richesse, ma matière,

mes murs porteurs.

Mes yeux ne vous voient plus, mais vous êtes vivants,

Vous êtes ma force.

 

« L’absence ne fait mal que de ceux que l’on aime »

 

 

 

«  Puiser… » Paul Verlaine

 

« L’absence… » Pierre Corneille

 

5.04
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Commentaires

luluberlu
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Inscrit depuis : 24/12/2010
Il y a dans mon commentaire 3

Il y a dans mon commentaire 3 parties : une, historique, une concernant mon ressenti pour ce qui est de l’adagio, une à propos du texte et de ce qu’il évoque ( l’existentiel… ). Rien de plus.

Garance
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Inscrit depuis : 08/07/2019
Réagir spontanément à

Réagir spontanément à l'écoute d'un Adagio ou autre pièce de musique sans avoir analysé le contexte dans lequel cet Adagio a été écrit, suppose la restitution d'une émotion.

" La plupart des émotions sont grosses de mille sensations, sentiments ou idées qui les pénètrent" Bergson.

 

Donc, dans ce cas précis, la restitution d'une émotion suppose avant tout (et bien sûr, avant quelque analyse que ce soit) de la spontanéité et, forcément, de puiser dans le vécu.

" Les émotions et les sentiments sont constitués par des sensations organiques" Raymond Ruyer

 

A aucun moment en écoutant cet Adagio, la notion de mysticisme ou de lyrisme ne m'est venue à l'esprit et "spontanément", je me suis laissée emporter par la monotonie de l'ondoiement des blés sous le souffle du vent.

 

 

 

luluberlu
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J’ai lu/relu ce texte en

J’ai lu/relu ce texte en écoutant l’adagio et me suis laissé emporter. Cette symphonie appartient à ce qu’on appelle l’époque Sturm und Drang du compositeur. Douleur, expressivité, désespérance. Sturm und Dranglittéralement « Tempête et Passion » ) est un mouvement politique et littéraire essentiellement Allemand de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Il succède à la période des Lumières et en marque la radicalisation.

 

En musique, ce terme renvoie à une période de la musique classique où prédomine une écriture dans des tonalités mineures plus aptes à traduire les sentiments ( cf. Wikipedia ).

 

En l’occurrence, je ne suis pas certain que l’on puisse parler de monotonie. Mystique et lyrique conviendraient mieux, me semble-t-il. J’imagine assez bien ce qu’a dû éprouver Haydn en composant cette symphonie ( à resituer dans le contexte religieux de l’époque ).

 

Pour ce texte je préfère le qualificatif d’existentiel ( concerne l’existence en tant que réalité vécue personnellement et concrètement ), plus proche de l’enracinement :

 

« Vous êtes là mes amis, mes parents.

Vous êtes toujours là, voile impalpable de l’absence… »

 

Plus loin : « mes murs porteurs ».

 

plume bernache
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murs porteurs

 

 "murs porteurs": voilà une belle image pour définir des parents qui ont su (et pu…) apporter à leur descendance cette force qui perdure bien après leur départ.

 Chanceux sont les enfants ayant eu ce solide socle !

 

 " Le temps passe comme un souffle sur les blés", jolie impression du temps qui passe…

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