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Contrainte (les exos de l'atelier): un texte, forme indifférente, sur une musique de : Melanie De Biasio - Your Freedom Is The End Of Me

Dis, oh dis-moi,
Quelle vie aujourd’hui, quelle vie demain ?
Vois
Tout, autour de nous, est colère et violence
Injustices et spoliations
Intolérance et fanatisme
Émeutes et tueries
Conflits et guerres.

Dis, oh dis-moi,
Quelle vie aujourd’hui, quelle vie demain ?
Vois
Tout, autour de nous, est inconsistance et futilité
Vanité et carriérisme
Jalousies et convoitises
Pollution et dégradation
Consumérisme à outrance et gabegie.

Dis, oh dis-moi,
Quelle vie aujourd’hui, quelle vie demain ?
Vois
Tout, autour de nous, est souffrance et désespérance
Fléaux et calamités en tout genre
Indigence et solitude
Maltraitance et discrimination
Enfance meurtrie et « cabossée ».

Dis, oh dis-moi,
Quelle vie aujourd’hui, quelle vie demain ?
Vois
Tout, en moi, est contretemps et écueils
Ennui et lassitude
Amour et désamour
Confusion et désillusion
Regrets et amertume.

Dis, oh dis-moi,
Quelle vie aujourd’hui, quelle vie demain ?
On nous dit monde moderne, alors pourquoi les gens sont-ils en berne ?
Se peut-il que la vie reste belle, pleine de sens, dans son absurdité ?
Et que demeure encore l’espoir d’un matin radieux ?
 Y croire, y croire par dessus tout et vivre chaque jour comme si c’était le plus beau.
Dis, oh dis-moi.

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Commentaires

luluberlu
Portrait de luluberlu
Hors ligne
Inscrit depuis : 24/12/2010
Le rythme est une source

Le rythme est une source immense de magie et d'incantation... C'est ainsi que je qualifierai ce texte et cette musique : incantatoires. Silences, balbutiements rythmés,  Il faut écouter les avertissements qui en montent et qui viennent nous dire que nos activités conscientes n'épuisent pas toute notre désespérante réalité. L'amertume, surtout.

plume bernache
Hors ligne
Inscrit depuis : 09/10/2014
lamento

 

  

Dis, oh dis-moi, le moral serait-il en berne ?

N’écoute plus radio ni télé et plonge-toi dans Spinoza . En attendant le printemps…et les promenades champêtres, souverain remède à la mélancolie.

Au fait, j’aime bien cette  anaphore( ?) « dis, oh dis-moi » au début de chaque paragraphe. Ça renforce l’effet de lamento.smileyheart

 

 

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