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Rapporte-moi tes yeux,

Je les avais laissés

Dans le bruit tout au bout du quai.

Je me souviens du bleu,

De ce regard gêné

Cet au revoir mouillé regret.

Ta main chassait l’hier,

Tes joues s’étaient marbrées

Et ton menton se fissurait.

 

           Le train démarre

           Le train démarre

 Rapporte-moi tes yeux.

 

Rapporte-moi tes bras

Qui m’avaient tant serré,

Aujourd’hui las de s’agiter,

Mais ne me montre pas

Tes épaules abaissées

Fatiguées d’avoir tressauté.

 

          Le train s’en va, le train s’en va,         

          Le train s’en va, le train s’en va,

          Rapporte-moi tes bras.

 

Tes larmes de colère

Ont tout éclaboussé

Amour, haine et même vérité.

Dans ton cœur en jachère,

S’il te reste un été,

Rapporte-moi le droit d’aimer.

 

          Le train n’est plus, le train n’est plus,

           Le train n’est plus, le train n’est plus,

        Je t’aime mais je suis resté.

 

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Commentaires

plume bernache
Hors ligne
Inscrit depuis : 09/10/2014
rythme du train

 

 Joli poème au rythme du train (de l'amour) qui passe et puis s'en va…

 Douce mélancolie  très agréable à lire, par exemple:

"cet au revoir mouillé regret, ta main chassait l'hier"

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