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TANOU est un Romanée (voilier en alu de 11 

Lors de la remontée du Brésil entre Salvador et Recife, la mer est calme, pas de vent, le capitaine a mis un le moteur tout doucement et TANOU somnole…

         

Un rêve de Tanou

 

Ce sont d’abord des fragrances qui m’ont sorti de mon assoupissement : fragrances transportées par le vent, fragrances de terre, fragrances de mer, fragrances de rêve. Puis ce vent coquin, ce doux zéphyr a commencé une caresse à ma poupe, jouant avec le galbe de ma carène, s’immisçant entre le safran et la barre, jouant langoureusement avec les drosses du régulateur. Un léger frémissement me fit remonter d’un à deux degrés. Puis ce polisson de vent vint me titiller entre les 2 drisses, d’une petite bise, tout doucement. Alors là, je n’avais plus du tout envie de me réveiller, mais je n’osais plus bouger de peur de quitter ce délicieux moment. Je me laissais donc aller sur cette onde sans plus de ride que cette sirène qui m’indiquait la route. Éole [où est-ce Éros ?] vint ensuite, d’un petit souffle, me chatouiller le bas du mât, puis de l’épontille à la barre de flèche et de la barre de flèche à l’épontille, il s’amusait à m’infliger un doux massage qui me fit rougir jusqu’au fond de ma quille. L’étai s’était raidi sous la caresse, mais ce chenapan de vent n’en avait pas fini, d’une brise soudaine, il fit gonfler mes voiles et tout à mon plaisir nouveau, ma proue fut envahie d’écume, une écume de mer, une écume d’amour…

Je m’ébrouai vivement et m’aperçus que j’avais rêvé. Mais non ! les bateaux, ça ne rêve pas, ce sont sûrement les vapeurs du moteur qui m’ont fait halluciner.  

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