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Contraintes : le même jour à la même heure

6e épisode et fin :
Jean-Claude et Georges attendent leur consultation, l’un chez le Docteur Freudonet en compagnie de Blake, Mortimer et Samba, l’autre chez le Docteur Jhimagine, en plein dilemme électoral.

 

Dimanche ! Le soleil brille et en cette toute fin de matinée et Georges, lunettes teintées et sifflotant un chant scout, parcourt le dernier kilomètre qui le sépare de la maison des Labrunie. Il gare sa Skoda devant le perron et donne les deux petits coups de klaxon rituels. Clic de la ceinture qu’on libère, mouvement du bras droit pour saisir la bouteille de Pécharmant sur la banquette arrière, rotation à gauche toute et Georges s’extirpe du véhicule en entendant des jappements joyeux.

« Ici, Samba ! » tonne une voix du haut du perron.
« Eh, bas les pattes, camarade ! » dit Georges amusé et soulagé que les pattes en question soient sèches. Escorté du chien qui entrave sa marche, notre invité gravit les six degrés du perron et reçoit l’accolade de son beau-frère. Recevant la bouteille drapée de papier beige, Jean-Claude bafouille un « Tu n’aurais pas dû ! » tout ce qu’il y a de plus hypocrite, sur un clin d’œil. Un tablier blanc surgit, accompagné d’un fumet prometteur. C’est Arlette qui embrasse son demi-frère sur les deux joues.

« Installez-vous, je retourne à mon poste ! »

 

« Assied-toi, un whisky bien sûr ? »
« Bon, alors un doigt seulement… ».

 

Une voix sort de la cuisine : « Tu sais qu’il ne doit pas boire d’alcool ! »

« Allons, allons, c’est dimanche, pas tant d’histoires ! » Et il verse une bonne rasade.

 

« Et on ne parle pas de politique hein, les hommes ! » Décidément cette Arlette a l’oreille partout.

 

« Dis donc, Huguette se fait attendre », dit Jean-Claude en consultant sa montre. « Ah oui, Arlette a invité une vieille amie que tu as dû rencontrer quelques fois ».

 

« Alors, cette collection de timbres ? »
« Après le café ! » décrète Jean-Claude désireux de ménager un suspense.

 

« Dans dix minutes on mange. Cela fera arriver Huguette qui n’arrive jamais à l’heure ! » dit Arlette en enlevant son tablier.

Mais soudain…

Elle s’était fait couper les ch'veux !

 

Arlette cherche son portable et au bout de quatre refrains, en marchant au canon, elle finit par le dénicher dans les toilettes…

 

« Allo, oui ?… »
« C’est Bianca Stephanopoulos, une amie d’Huguette. Elle a eu un petit accident. … Non, sans gravité, mais elle doit subir quelques petits examens à l’hôpital. … Non, non, ce n’est pas grave du tout ! Oui, je vous tiens au courant. »

 

L’ambiance baisse de quelques degrés, surtout sur le visage d’Arlette qui commande : « Donne-moi donc un double whisky ! »

 

« Eh bien tu vois que le whisky a des vertus médicinales ! »

 

Et tout finit autour de la table où le trio se consola en dégustant le poulet basquaise arrosé au Pécharmant.

 

5.04
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Commentaires

luluberlu
Portrait de luluberlu
Hors ligne
Inscrit depuis : 24/12/2010
« Bon, alors un doigt

« Bon, alors un doigt seulement… »... aussi hypocrite que le « Tu n’aurais pas dû ! »  (un doigt, mais dans quel sens, et puis, si c’est le majeur... bonjour la dose).

plume bernache
Hors ligne
Inscrit depuis : 09/10/2014
tout est bien qui finit bien

 

 Nous voilà rassurés pour Jean-Claude, Georges, Samba et toute la famille.

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