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J’ai voulu me rendre au Musée d’Art Moderne, histoire de ne pas être trop en décalage lors de nos pince-fesses mondains mensuels. Notez bien cet effort méritoire car mes goûts sont plutôt classiques mais pas ringards quand même.

 

Je circule entre des bouts de ferraille plantés artistiquement dans des blocs de béton roses, des poupées en caoutchouc faisant le poirier ou le cochon pendu, de vieux cadres veufs de leurs tableaux, suspendus par des fils barbelés rouillés. Je vous fais grâce des titres de ces œuvres d’art que je n’ai même pas lus.

 

Soudain je tombe en arrêt devant un assemblage qui m’interpelle : une rencontre karmique ?… Peut-être… Sur une piste noir de fumée, une bouteille d’huile est inclinée au travers d’un cadre rouge vermillon. L’huile verte, d’olive je présume, a coulé sur la piste et dégage un effluve un peu rance. Derrière le cadre, à trente centimètres environ, une bouteille de lait millésime 1950 est seulement décapsulée et un pistolet à barillet à l’éclat éteint y plonge son canon… Un tel assemblage m’émeut et les questions sur l’auteur se pressent à la queue leu leu. Qu’a-t-il voulu exprimer là ? Une enfance malheureuse au temps des restrictions ? Une sexualité pas très claire ?

 

Je suis bien resté un quart d’heure planté devant l’énigme et depuis, aujourd’hui encore, ce pistoléocadre, c’est ce que j’ai lu, me poursuit presque jour et nuit.

 

4.02
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Commentaires

plume bernache
Hors ligne
Inscrit depuis : 09/10/2014
psy

 

 Une idée : suggérer à l'auteur de cette œuvre troublante une consultation chez le docteur Freudonnet…>);)

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