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L’action se déroule dans l’Unité de Surveillance Continue de la Clinique Pasteur à Bergerac

 

Vêtements empreints de mystère. Un large béret à la française 1er (version François Clouet, mais sans pierreries ni insignes).
Des poulaines ? Non pas. Des sortes de bonnets pédestres de pointure 45.
Textile synthétique, léger et chaud.

 

Aérosol rappeur (du compagnon de chambre) qui postillonne ses psalmodies tripales.
Deux torrents technologiques rivalisent à qui procurera le plus d’oxygène à son cher patient, stoïque derrière ses lunettes nasales.
(De fait ces glougloutements, même à défaut d’authentique, sont très détendant, apaisant.)

 

Roulement inexorable des chariots de l’infirmière de garde : bonne nuit !...  bonn’ fin d’ nuit !...
Arrivée trépignante et joyeuse des tables roulantes du petit déjeuner avec effluves de café ollé, houlà !
Procession digne des chariots du déjeuner et du dîner dans une bonne ambiance de soupe.
Portes qui claquent au gré des courants d’air ou de la taciturne Josiane Alaporte-Quiclaque.

 

Un ensemble articulé, à géométrie variable, avec dodu pilote au centre se déplace lentement, à certaines heures de la journée.  
Il progresse en crabe, jetant des regards circonspects.

La bête, c’est moi, prépare minutieusement sa sortie.

 

Une perfu à gauche, un drainage à droite,
Vive la compagnie !

                                                                                                                                                                                                                   

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Commentaires

plume bernache
Hors ligne
Inscrit depuis : 09/10/2014
bien vu !

 

 Quel monde à part et dépaysant ! Très bien observé. Un peu d'autodérision permet de prendre la distance nécessaire pour endurer les moments difficiles

n'est-ce pas ?

Ton texte me fait penser au film "fenêtre sur cour" .

J'espère que "la bête" a réussi sa sortie.

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