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« Câââlme… confiance ! »

 

Yoga

 

Lorsque le tintement de la petite clochette annonça la fin de la séance, Rosine eut l’impression d’atterrir d’un long voyage en apesanteur. La voix harmonieuse d’Ariane adoucit le retour.

« Laissez venir les bâillements, prenez conscience de votre état actuel…

Choisissez le mantra qui vous accompagnera tout au long de la semaine. »

Pour Rosine ce serait :

« Câaaalme et confiance… » :

Juste ce qui lui faisait défaut depuis que l’ambiance au bureau était devenue électrique (toujours plus de travail et de moins en moins de personnel).

La salle se vida peu à peu, tandis que Rosine aidait Ariane à ranger tapis et coussins. Elle était la dernière, prolongeant ainsi cette bienfaisante parenthèse hebdomadaire. Et puis ce soir, elle n’était pas pressée. Elle avait reçu un message d’Émilien « Ne m’attends pas. Comptabilité à vérifier avec le patron. À demain matin. bizzzz » : il exagérait vraiment ce Jack Black-Buller. Trois fois ce mois-ci. Et sans payer d’heures sup. Il est trop bon mon Milou pensa-t-elle, mais comme il lui disait, « par les temps qui courent il faut montrer qu’on en veut because flexibilité restructuration et diversification… » sont les mots remâchés par le boss comme son perpétuel chewing-gum au peppermint. « Et je te rappelle que je suis le dernier embauché dans la Boîte. Tu sais ce que ça veut dire. » Rosine ne le savait que trop. De même que les vingt-neuf annuités restant à rembourser sur l’emprunt de leur maison…

Un coup de klaxon dans la rue : « Ah, annonça la prof de yoga, c’est Tom qui passe me prendre avec son scooter, on va au ciné. Je vais devoir fermer la salle. Bonne semaine ! » Rosine s’enroula dans l’étole de coton bio qui lui avait servi de tapis, chaussa ses « salomé » en vitesse, faillit oublier son sac, le seul suspendu à la patère et sortit. Elle frissonna. Le vent avait tourné au nord. Déjà les réverbères s’allumaient. Heureusement sa voiture était sur le petit parking juste au bout de la rue. Elle pensait déjà à la soirée tranquille qui l’attendait. Un bon feu dans la cheminée, une assiette de soupe au potiron bien chaude et, bien calée au fond du canapé, elle regarderait sa série préférée à la télé tout en se délectant du reste de mousse au chocolat. L’eau lui venait déjà à la bouche. Tout en pressant le pas, elle fit coulisser la fermeture  Éclair de la poche ventrale de son sac, saisit les clés de sa voiture et c’est à partir de cet instant que tout alla de travers.

Méprise

 

Ce n’étaient pas ses clés. Émilien se serait-il trompé de trousseau ce matin ? Par mégarde aurait-il glissé là celui de son bureau ? Hum, cette petite danseuse en plumes roses en porte-clés… sûrement pas ! Bon, mais les clés de sa voiture alors ? Cette sacoche est très pratique avait vanté la vendeuse de la maroquinerie. « Regardez le nombre de compartiments. Vous pourrez en loger des choses là-dedans ! »

Rosine souleva le rabat de la double poche centrale. Un parfum d’ambre et de vanille synthétique l’agressa et lui prouva qu’il ne s’agissait pas de son sac. Le modèle était identique, mais le contenu lui était totalement étranger.

« Câââlme… confiance », la rassura son mantra.

Ni l’étole de coton, ni le justaucorps, encore moins son leggins en acrylique n’étaient conçus pour lutter contre le vent balayant le parking du Port. Sur le siège arrière de sa voiture verrouillée, elle apercevait en frissonnant de convoitise sa parka rouge en polaire et son pantalon molletonné.

En ce moment l’étourdie qui s’était trompée de sac devait se trouver dans la même situation qu’elle. Si seulement elle avait l’idée de revenir par ici ? On ferait l’échange et hop, en voiture Rosine ! Mais les minutes passaient et rien, personne ! Ça pouvait durer toute la nuit. Et elle ne se voyait pas faire douze kilomètres à pied pour rentrer chez elle. Donc, il fallait contacter au plus vite cette… ? Elle ne savait ni son nom ni son adresse, encore moins son numéro de téléphone. Et ça ne servirait à rien puisque le portable de cette tête de linotte, le voici dans le petit compartiment sur le côté.

Mais la voilà la solution ! pensa-t-elle soudain :

Si je faisais sonner MON propre portable au fond de MON sac qui balance à SON bras ? Elle constaterait sa méprise et chacune retrouverait son bien. Quelle belle invention les portables ! se réjouissait Rosine en dépliant l’appareil miracle de l’inconnue. Zut, éteint ! Eh bien il suffit de l’allumer. « Code ? » clignote-t-il. « Code ? Code code code ?

Minute ! le voilà mon code, Coco ! Machinalement elle tapote retapote les quatre chiffres OK encore OK. Il ne veut rien entendre. Mais quelle idiote ma pauvre Rosine, ce n’est pas TON téléphone, alors TON code secret, il s’en fiche un peu cet idiot d’appareil. De cette idiote fille : Clac !

  • « Calme... confiance », ricanait son gourou intime.

Elle se sent si stupide, si seule...

Loulous

 

Seule ? Pas tant que ça. Car s’avance vers elle un groupe de lascars, crêtes arc-en-ciel et visages aussi cloutés que leurs blousons. Escortés de trois « clébards » au regard fourbe et à la babine impatiente.

«  Salut Beauté, t’as l’air gelée comme une rave de Silésie dans ta tenue sexy, viens avec nous on te tiendra chaud, pas vrai les loulous ? » dit un grand diable en flattant l’encolure de ses molosses qui déjà commencent à baver.

Rosine a envie de s’enfuir, mais elle pense que les chiens courent plus vite qu’une pauvre trentenaire (euh… presque quarantenaire) mal chaussée, frigorifiée et désemparée alors elle se contente de rétorquer avec un sourire crispé que euh… tout va bien et qu’elle leur souhaite une bonne soirée avec leurs gentils loulous.

Miracle ! la tribu s’éloigne sans demander son reste. Le clignotement bleu de la voiture de police débouchant au coin de la rue y serait-il pour quelque chose ?

« Câââl.. » Toi, le petit mental on t’a rien demandé !

Pour autant son problème n’est pas résolu. Voiture cadenassée. Corps glacé. Hypoglycémie imminente. Pas un sou. Pas de papiers.

« Confiance… », insistait l’autre. Escroc !

Seul lien permettant de retrouver son bien : ce sac puant. Bien qu’elle ne soit pas de nature curieuse – enfin pas toujours – elle va devoir en fouiller le contenu. La trousse à maquillage imprégnée de l’atroce parfum ne recèle aucun mystère. Des profondeurs obscures elle fait éclore un petit foulard de soie fuchsia. Superbe, mais d’aucun secours. Elle a beau ausculter tous les recoins, ni porte-carte ou porte-feuille ni hélas aucun papier d’identité. À moins que… ce petit calepin recouvert de cuir grenat ? Elle se déplace sous le faisceau d’un réverbère pour pouvoir en déchiffrer le contenu. Gravés en lettres dorées sur la couverture, les mots « Mes rendez-vous ».

Peut-être un indice ! 

 

Sur la première page, un nom : Maggy Middleway. Mais oui, Ariane l’avait appelée ainsi au cours de la séance ; c’était cette grande fille blonde très souple, la seule qui parvenait à garder la posture du lotus avec un sourire de bouddha. Elle parlait peu avec un léger accent étranger et elle quittait la salle toujours parmi les premières.

Suit une sorte d’agenda journalier. Bien, très bien ça ! Voyons quel était ton programme du jour ma chère Maggy Middleway. Voilà : vendredi 27 novembre. Ce matin 10 heures coiffeur, 13 heures voiture au garage, 19 heures yoga, (ça, je le savais), 21 heures RV Club C. Une mention avait été rajoutée en rouge (nouvelle adresse : 13 impasse des gabariers) ouais ! C’est tout près. Rosine connaît, c’est la rue de son cordonnier. Rosine est euphorique.

« Confiance Réactivité », risque le bavard subconscient.

Maggy est sans doute déjà arrivée à son club : de quoi le Club C ? Couture ? Pas le genre ! Chorale ? Peut-être, mais jazzy alors ! Ou Country, oui c’est ça, country ! Et elle commence à talonner sur les pavés 1-2-tac tac tac 3-4…

Deux policiers en maraude l’abordent. 

— On peut voir vos papiers ?

Ouais, je vois pas où vous les mettriez, ricane le plus grand en échangeant un regard égrillard avec son jeune collègue.

Où allez-vous comme ça ?

Dans l’impasse là-bas.

Ah oui ? Dans cette tenue ? Vous savez que le racolage sur la voie publique est interdit ?

Mais je ne… on m’a pris mon sac et je vais…

Et ce que vous portez dans votre main droite, c’est quoi, Bob l’éponge peut-être ?

Non, mais ce n’est pas le mien.

Donc vous l’avez volé ? Ce n’est pas le premier vol à l’arraché signalé dans ce secteur. C’était donc vous ?

Mais je venais le rapporter

Kleptomane hein ?

Plus elle essaie de s’expliquer, plus elle s’embrouille. Tellement bien que la pauvre Rosine se sent vraiment coupable maintenant

« Calme conf… » La brave petite voix intérieure ne parvient pas à stopper ses larmes.

La cloche de St Jacques égrène neuf coups. Finalement, les deux gardiens de la paix considèrent que l’ordre public n’est pas si menacé que ça. Vu que l’horloge de l’église retarde et attendu que leur service est terminé depuis trois minutes… Le chef prononce la sentence :

Ça va pour cette fois. Allez vite vous mettre au chaud et la prochaine fois n’oubliez pas vos papiers.

Ni votre manteau. » complète le second pour ne pas être en reste.

Euh je les ai pas sur moi.

Au Club C

 

Pourvu qu’elle arrive à temps ! Elle court aussi vite que le lui permettent ses chaussures à talons sur les pavés… Stoppe devant une porte cochère sur laquelle est riveté un numéro treize en ferronnerie. Sur une plaque en cuivre est gravée une inscription à demi effacée : Club C… C’était bien là ! Le cœur en broussaille, par trois fois elle actionne la patte de biche dont le petit sabot noir tient lieu de heurtoir. La porte s’ouvre enfin. Une vague de « salsa latino » saturée d’effluves de tabac sucré vient à sa rencontre suivie d’un homme de haute stature à la démarche un peu traînante. Il l’introduit dans une étroite antichambre faiblement éclairée. D’une voix grave et un peu embrumée il l’invite à s’installer sur le sofa.

Mettez-vous donc à l’aise. Je suis à vous dans une minute. Juste le temps de régler un petit problème dans les vestiaires.

Mais je reste pas, je veux juste rencontr… balbutie-t-elle.

L’homme a déjà tourné les talons. À la lumière vive s’échappant de la pièce voisine par la porte entr’ouverte, elle s’aperçoit qu’il est simplement vêtu d’un peignoir imprimé léopard et de mules assorties. Un certain malaise s’empare d’elle. Et c’est à ce moment qu’elle reconnaît, accroché à une patère derrière la porte, le blouson noir de son Milou. Pas de confusion possible : sur la manche gauche l’insigne de son équipe de foot est agrafé à l’envers (il est dyslexique).

Mais que fait-il ici ? C’est ça qu’il appelle revoir la comptabilité du magasin avec le patron ? Ah ça n’allait pas se passer comme ça !!!

« Cââ… ah non ! Colèèèère… Vengeance », éructe le mantra.

Rosine se précipite dans la pièce voisine d’où parviennent des éclats de voix.

Mais lâchez-moi ça, ce n’est pas le vôtre !

Ce n’est pas le vôtre non plus, vous l’avez volé !

Ce qu’elle voit la sidère.

« C…… » Le mantra n’a plus de mots.

Son précieux sac. Là, écartelé entre les mains de Maggy en tenue légère, très légère, et celles de Milou moulé, très moulé dans un collant noir pailleté, torse nu sous une espèce de petit gilet ouvert. Sur la visière de sa casquette, on peut lire : « Club… des Cinq » ??? Non, elle avait mal lu : « Club Câlin ».

Elle s’empare de son sac, le fait tournoyer en l’air et se met à cogner cogner de toutes ses forces sur Milou, sur Maggy et s’apprête à cogner aussi l’homme en peignoir qui essaie de s’interposer quand soudain, elle s’effondre. Noir total !

Au Club

 

Lorsqu’elle rouvre les yeux, elle est étendue sur le sofa. Elle espérait avoir fait un cauchemar, mais Milou est là, toujours dans sa tenue ridicule. Penché au-dessus d’elle il répète en boucle :

Ça n’était pas comme ça que ça devait se passer… Ça n’était pas comme ça… Écoute-moi : Monsieur Black Buller m’a demandé de faire un remplacement à son Club. Une annexe disait-il de son entreprise commerciale (diversification). Pour la comptabilité surtout. Et puis pour le service des clients : vestiaires, cocktails, petits fours, animation musicale.

C’est tout ?

Oui qu’est-ce que tu crois ? C’était à prendre ou à laisser. En cas de refus, tu sais bien… je perdais mon boulot au magasin de Vins fins et Spiritueux.

Mais pourquoi ne m’as-tu rien dit ?

Pour ne pas t’inquiéter ma chérie. Et puis j’avais honte.

Et Maggy alors ?

Quelle Maggy ? Ah, la nouvelle ? La voleuse de sac ? Première fois que je la vois. Mais au fait qu’est-ce qu’elle faisait avec ton sac ?

C’est une longue histoire. Voilà : ça n’était pas comme ça que ça devait se passer…

 

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Commentaires

plume bernache
Hors ligne
Inscrit depuis : 09/10/2014
   Merci petite fleur d'avoir

 

 Merci petite fleur d'avoir cheminé en compagnie de ma Rosine et d'avoir souri à ses petits malheurs…

Inspirée par des faits réels (juste le début!), je me suis bien amusée à imaginer une suite plutôt rocambolesque.

Tant mieux si vous appréciez.

À bientôt pour un prochain partage.

 

petite fleur
Hors ligne
Inscrit depuis : 20/04/2014
Câââ....lme confiance

Je suis restée confiante, mais pas calme parce que j'ai lu trop vite, (mais je relirai,) pour connaaaître la fin.  Plume a le don de tenir ses lecteurs en haleine. Je sens que je vais devenir addicte à ses nouvelles.

Bien écrit et du suspens.

Bravo Plume !

Va où le vent te pousse

barzoi (manquant)
Caaaalme, confiance....

J’ai adoré. Le rythme, le nom des protagonistes : « Jack black buller », « Maggy Middleway », encore du rythme. En lisant la nouvelle, j’étais comme dans un livre, une belle prouesse. L’angoisse est génialement orchestrée. Énormément d’humour encore un talent de l’auteur. J’ai passé un très bon moment. Bravo et merci.

Manuella
Portrait de Manuella
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Inscrit depuis : 09/08/2015
Je viens de relire ton texte

Je viens de relire ton texte Plume, et c'est un régal de rebondissements. Facéties de la vie, dont le récit sincère inspire inéluctablement le doute de l'auditoire !

Aussi j'ai adoré la fin : " C'est une longue histoire. "

 

J'ai adoré,

                   .............   pas que la FIN !winkyes

enlightened

plume bernache
Hors ligne
Inscrit depuis : 09/10/2014
    Merci luluberlu pour les

 

  Merci luluberlu pour les corrections et le commentaire taquin.
Chaque fois que je m'asseois sur mon canapé, je regarde si la petite soupe au potiron n'est pas encore en train de se prélasser sous un coussin…drinks
Cependant, je préfère garder mon "pour autant" qui pour moi n'est pas un tic de langage mais une expression un peu vieillotte qui colle avec la personnalité de ma Rosine (un peu "nunuche") .angel

plume bernache
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Inscrit depuis : 09/10/2014
  Merci pour votre

 

 Merci pour votre commentaire, Escampette.
 Quelques explications :

 Pour moi, Maggy n’est pas une voleuse, simplement une étourdie qui sort de la séance de yoga un peu « groggy » et qui se trompe de sac (c’est du vécu...) les deux sacs issus du même magasin sont identiques.

 Quant au comportement de Milou… à chacun de l’interpréter comme il le ressent. Pour moi il est honnête et dit la vérité à sa Rosine.
Mais, une fois publié, un texte n’appartient plus à son auteur ; le lecteur y voit ce qu’il veut. Et je trouve cela très amusant (et révélateur là aussi… n’est-ce pas luluberlu ?)

Escampette
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Inscrit depuis : 20/10/2015
Bonjour,   Une histoire à

Bonjour,

 

Une histoire à rebondissements dans laquelle on se laisse bien guider. Le découpage en paragraphes est bien pensé, ça ryhtme le texte. Un peu eu du mal à croire à la réaction des policiers quand ils voient Rosine trottiner sur le bord de la chaussée. Et au niveau de la fin, que penser ? Son mari l'entourloupe ? Et cette maggy voleuse de sacs ? C'est quoi ce plan ? Le texte termine sur un truc très louche.

 

Une lecture agréable, on se plaît à suivre l'héroîne dans sa petite aventure.

 

Merci.

luluberlu
Portrait de luluberlu
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Inscrit depuis : 24/12/2010
Elles m’on fait sourire et

Elles m’on fait sourire et rire :
- Quand un mantra tombe à l’eau (parpardondon) ! Plouf ! En plus, le mantra de la semaine... Usé en une soirée. Décidément, ma brave dame, la qualité se perd.

- « Cette sacoche est très pratique avait vanté la vendeuse de la maroquinerie. « Regardez le nombre de compartiments. Vous pourrez en loger des choses là-dedans ! » » typiquement féminin. Moi, je peux vous assurer que ce costume...pardon

- « une assiette de soupe au potiron bien chaude et bien calée au fond du canapé » : quelle chance elle a cette soupe au potiron. Corrigé : virgule ajouté, mais c'était rigolo.

- « petite danseuse en plumes roses... » (une piste peut-être ?)

- « Code ? Code code code ? » fait la poule.

- « Escortés de trois « clébards » au regard fourbe et à la babine impatiente. » Euh ! là je crois que je n’aurai pas dû rire.

- « Pour autant son problème n’est pas résolu. » pour autant est devenu un tic de langage. Ça m’énerve (malgré cela, cependant, néanmoins).

- « Bien qu’elle ne soit pas de nature curieuse – enfin pas toujours – elle va devoir en fouiller le contenu. » : bon, on va dire que c’est un cliché. Non ??? kiss

- « Maggy Middleway » : Maggy voie du milieu (lequel ?).

- « Confiance Réactivité » risque le bavard subconscient. » : oups, il l’a échappé belle le mantra.

 

Des prénoms :

- Normalement, l’héroïne, une fois chaussée de ses « salomé » (De l’hébreu chalom, « paix ») aurait dû aller en paix... en plus, avec un mantra en béton, elle était armée, non ?

- Rosine : pour elle, la vie ce soir-là n’est pas rose.

- Émilien : On peut rattacher le prénom à la racine grecque haimulos que l’on interprète au sens de « ruse »...

Bon, je reconnais que j’ai l’esprit un peu tordu... La preuve, Escampette ne comprend rien à ce que j’écris.kiss (normal, elle prend la poudre à chaque fois).

Néanmoins, je ne puis m’empêcher de penser que l’écrit est un sacré révélateur.

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