Accueil

 

 

L'eau ne fait pas de quartier ni de faubourg.

Elle s'en va.

Se moque. Le bruit fait de même.

                       

                        Je reste au milieu de la place.

                        Debout.

 

Seul, où tout rigole.

                        Ma route sous les jambes.

 

J'avance sur ces trottoirs qui ne bougent pas,

                        candeur à la boutonnière.

 

Œil clipsé sur la vie, les autres.

 

5.52
Votre vote : Aucun(e) Moyenne : 5.5 (4 votes)

Commentaires

barzoï (manquant)
L'Eau XI

Comme le vrai est bien écrit, j'adore...

gaston ligny
Hors ligne
Inscrit depuis : 29/03/2016
Le poète immobile

Le poète immobile "regarde"l'agitation Il regarde la vie des autres

Avec ma route sous les jambes J'aime beaucoup cette expression

et aussi la candeur à la boutonnière Merci  Et Salut cordial  Gaston Ligny

RB
Portrait de RB
Hors ligne
Inscrit depuis : 23/09/2014
Merci Plume, Brume et

Merci Plume, Brume et Lulu...

 

Oui, humour, ville et être, un peu de tout cela. Bien perçu...

Quant à l'allusion à Hugo... bon "pur" c'est aller (un peu) trop loin...surprise

Mais merci de la suggestion, rien n'est perdu.

 

Écrire, c'est se tenir à côté de ce qui se tait
Jean-Louis Giovannoni - extraits de Pas japonais

plume bernache
Hors ligne
Inscrit depuis : 09/10/2014
    J'aime l'humour de ces…

 

  J'aime l'humour de ces… métaphores (?)

"pas de quartier ni de faubourg"

puis "tout rigole"

 

  Dans "je reste sur la place debout seul où tout rigole"

On retrouve une déclinaison  de l'idée développée dans votre session VIII de "après l'eau":

"L'indifférence me cloute pareil au galet

alors que les oasis débordent"

 Ces deux phrases me touchent autant l'une que l'autre.

 

Belle série de textes !

luluberlu
Portrait de luluberlu
Hors ligne
Inscrit depuis : 24/12/2010
Intéressant contraste que ce

Intéressant contraste que ce semblant de vie (faux semblant de vie) et l’immobilisme de cet observateur candide au regard clipsé.

Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques, vêtu de probité candide et de lin blanc... Hugo, La Légende des siècles.

Une phrase qui retient mon attention : « Ma route sous les jambes. » Belle métaphore pour évoquer le vécu..

brume
Portrait de brume
Hors ligne
Inscrit depuis : 12/10/2014
bonjour RB

J’aime la scène. Une vie en mouvement, bruyante, gaie, qui contraste avec l’immobilité du narrateur, figé en premier temps, et à la fin se déplace au ralenti.

Ça respire la vie, je vois la ville qui bouillonne, les gens qui rient, et au milieu de tout cela un homme triste et solitaire.

Un sentiment de vide intérieur et paradoxalement je trouve ton poème vivant car je suis submergée par cette impression de mouvements accélérés, ralentis, figés, de silence et de bruit.

Les sensations contraires se fondent.

Des images simples mais superbes remplies d’une pluie d’émotions.

 

Vous devez vous connecter pour poster des commentaires