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Je réponds plus facilement

oui que non.

 

J’entends mieux, d’ailleurs,

lavé au ruisseau,

celui qui ne s’est jamais tu.

 

Tout se révèle dessous le reflet.

Dans le rafiot qui coule.

 

« L’amour plus grand que le refus »

écrit encore – toujours – Aragon.

 

L’indifférence me cloute, pareil au galet,

alors que les oasis débordent.

 

Irriguent les sables.

Que la vie est longue

d’apprendre,

la sécheresse pour toute couture,

l’aride omniprésence

de l’incessible moi.

 

Sans autre système solaire.

 

Mots fluides

à ton cœur,

humectés.

 

 

5.04
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Commentaires

gaston ligny
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Inscrit depuis : 29/03/2016
bonjour RB je prends le

bonjour RB

je prends le temps  d'associer les idées et je découvre une manière de suggérer

 J'entends mieux celui qui ne s'est jamais tu Cette"remarque" m'accroche

Que la vie est longue d'apprendre

L'indifférence me cloute

sont des façons de dire qui m'interpellent

Merci pour cet écrit très loin de l'habituel

Pourquoi numéroter  Après l'eau en chiffres?

Salut cordial à vous  Gaston Ligny

RB
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Oui bonne remarque. Il

Oui bonne remarque. Il faudrait un espace supplémentaire avant. Merci en tout cas, je corrige le fichier chez moi.

Écrire, c'est se tenir à côté de ce qui se tait
Jean-Louis Giovannoni - extraits de Pas japonais

luluberlu
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Passage rapide ; j’ai

Passage rapide ; j’ai relevé :

« celui qui ne s’est jamais tu. » : pronom personnel et verbe taire.

« L’indifférence me cloute, pareil au galet, » : superbe

« alors que les oasis débordent.

 

Irriguent les sables. » Coupure par le point et le saut de ligne curieuse. Un peu déroutante.

brume
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Inscrit depuis : 12/10/2014
Hello RB

Et bien voilà, la mise en page fait vraiment toute la différence. Sur le fond je ne vais pas me répéter juste ajouter que j’apprécie un peu plus ton poème, car ma lecture a été plus agréable. Comme le dit Jamijo tes mots vont droit au cœur.

 

Commentaire précédent de Brume avant rectification de la mise en page par RB (ajout de luluberlu) :

Sur la forme (voir l'autre version) :

Je ne vois pas l’utilité de ces alinéas trop espacés, que ce soit au niveau du rythme ou au niveau de la charge émotionnelle.

Expriment-ils un long silence ?

Parfois l’intellect est difficile de mettre de côté, ces espaces m’ont trop fait poser de questions.

Sur le fond :

Les sentiments lourds s’embrouillent : l’indifférence et la peine. L’indifférence peut être dans ce cas-là une autoprotection contre ce qu’il ressent réellement au fond de lui. Tout cela est joliment dit grâce aux vers chargés d’émotion. 

En toute franchise depuis la publication de ton poème j’ai dû lire et relire pour que tes mots m’atteignent. Mais je pense que cette mise en forme m’a un peu perturbée. 

 

Jamijo
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Après l'eau VIII

Encore une merveille d'écriture. Chaque mot percute, avec profondeur, justesse, vérité qui peut parfois déborder dans le sable de l'oasis. Il y a une sensibilité aussi débordante, pareil pour l'humour, même dans le titre. La maturité, l'érudition, la maîtrise du poète font envie, peu de gens sont capables d'écrire ainsi ( du niveau d'Aragon, modèle cher à l'auteur). Dès la première lecture on est subjugué par la puissance dans la simplicité des mots et l'on s'aperçoit qu'on est bien loin, dans nos propres élucubrations, de cette qualité des images dans la beauté de notre belle langue française. Oui, ce sont des mots fluides qui vont droit au coeur. Procurez nous souvent ce précieux plaisir de vous lire.

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