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Des plumes cramoisies tombent à verse.

 

Pendant que les champs brûlent,

les pensées titubent

dans les méandres des tempes fatiguées.

 

Les orteils s’en balancent de toucher terre,

 

se balancent

 

s’arrêtent

 

Ils hument

la lenteur des choses.

 

5.76
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Commentaires

brume
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Inscrit depuis : 12/10/2014
Hello Croisic mes vers

Hello Croisic mes vers brûlants vous ont coupé le souffle :) en tout cas merci.
"Pendant que les champs brûlent" est un titre du groupe Niagara.

Croisic
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Inscrit depuis : 26/10/2014
Mais comme il brûle ce poème,

dans cette actualité sanglante, j'encourage mes orteils à...

 

Chaque phrase est renversante et tout particulièrement : 

Des plumes cramoisies tombent à verse.

 

Pendant que les champs brûlent,

 

Merci.

brume
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Inscrit depuis : 12/10/2014
Merci Barzoi d'avoir

Merci Barzoi d'avoir ressortie mon petit poème du tiroir.

barzoi (manquant)
Absente

Je n'ai rien d'autre à dire que j'ai adoré.

brume
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Inscrit depuis : 12/10/2014
Bonjour tous

Très heureuse et très touchée par vos commentaires. J'ai vraiment apprécié vos différentes interprétations, vos ressentis, riches et intéressants.

C'est toujours un plaisir de lire ce que mes poèmes peuvent évoquer pour vous.

Quand j'ai écris ce poème, niveau sentiment j'avais un mélange de tout: essayer de refouler les sentiments négatifs, retrouver une attitude positive...

Ce poème fait partie des récents, je suis contente mais bizarrement j'espère toujours qu'un nouveau poème écrit sera aussi le dernier.

Bonne journée ensoleillée.

RB
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Inscrit depuis : 23/09/2014
Ceux qui vous raccordent à la

Ceux qui vous raccordent à la terre s'en balancent... alors rêver, oui, pour alléger ce qu'il y a derrière les tempes fatiguées... fatiguées de tourner de méandre en méandre parmi les pensées qui brûlent...

Avec sa sonorité qui peut surprendre "cra-moisi- ...et cet "à verse" le premier vers peut ressembler à une plainte, mais si l'on s'attache au sens c'est l'inverse. C'est beau des plumes rouges qui viennent du ciel !

Beau poème, brume, à humer la lenteur des choses du bout du pied...

Écrire, c'est se tenir à côté de ce qui se tait
Jean-Louis Giovannoni - extraits de Pas japonais

Jamijo
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Inscrit depuis : 14/03/2015
Absente

Bonsoir Brume. J'aime ce texte, même s'il est court et assez fermé. J'ai vu aussitôt les incendies qui se passent en Russie, vers Tchernobyl, on en a très peu entendu parler pour ne pas affoler le monde. Les mots "des plumes cramoisies tombent à verse". Chaque mot pesé de ce court poème est en rapport avec ce drame présent dans un lieu déjà terriblement éprouvé. Donc, tous les mots qui suivent trouvent là leur explication et décrivent parfaitement le côté désabusé des victimes du sinistre. Pour finir "ils hument la lenteur des choses". C'est beau, poignant, et celà correspond au côté fataliste de l'âme slave. Ma vision des choses n'est peut-être pas la bonne ? C'est pourtant ce que je ressens fortement à la lecture de ce texte.

plume bernache
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Inscrit depuis : 09/10/2014
                 Étrange

 

     

 

          Étrange poème,

  abritant de belles métaphores : " des plumes cramoisies tombent à verse"
  " les pensées titubent dans les méandres des tempes fatiguées" 
  "Ils hument la lenteur des choses"

       Je ne saisis pas le sens profond de ce texte que pourtant j'ai lu avec plaisir.

 

       Les mots utilisés dans les quatre premières lignes semblent évoquer une urgence, un mal être: ( les champs brûlent,    les pensées titubent, les tempes fatiguées…)

 

      Et dans la seconde partie, une certaine insouciance (les orteils s'en balancent) , ou une acceptation presque heureuse ( Ils hument la lenteur des choses) 

Peut-être simplement une évocation de ces moments incertains où une mélancolie se transforme en douce rêverie ? 

luluberlu
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Inscrit depuis : 24/12/2010
Ces « plumes cramoisies »

Ces « plumes cramoisies » m’évoquent la nuit, le feu, des lignes d’ombre mêlées à l’ombre des lignes. Ce rouge sombre des champs qui brulent et des pensées qui titubent ; immense fatigue, immense lassitude. L’impression de ne plus être au monde et de s’enliser. Absente de et à soi. Spleen.

David Hume écrit dans son Traité de la nature humaine :

Je peux m'aventurer à affirmer que nous ne sommes rien qu'un faisceau ou une collection de perceptions différentes, se succédant avec une rapidité inconcevable, et qui sont dans un flux et un mouvement perpétuels.
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