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Je te sens progresser, lentement, sûrement,

Crabe exterminateur, fossoyeur de mon être,

À chaque jour nouveau vient un évènement,

Qui force mon esprit, sans vouloir y paraître,

À penser que le mal resserre son étau,

Et que, sur tous les fronts, l’attaque se précise,

J’ai déjà profité de ma part du gâteau,

 Et la crédulité pour moi n’est plus permise.

Je lutte malgré tout, fermement, jusqu’au bout,

Je crois au grand pouvoir de progrès scientifiques,

Je garde cet espoir en mon cœur, malgré tout,

Rêver peut engendrer des effets bénéfiques.

Entre nous maintenant, un code est établi,

Tu demeures présent, à chaque jour sa peine,

Je ne pourrai jamais te perdre dans l’oubli,

Quand plus précisément ta charge n’est pas vaine.

Ne crois pas triompher déjà, dans l’air du temps

Il existe toujours l’espoir de renaissance

Et même si le corps ne vit plus son printemps,

L’esprit s’évade encor en dépit de l’absence.

Je veux en témoigner par mes simples écrits,

Apporter le récit de ma seule expérience,

Relater les moments de souffrance décrits

Sans adoucir le mot, sans tabou, sans défiance.

Non, tu n’as pas gagné, j’ai encor du ressort,

Du tonus, du pouvoir, de l’ardeur, de la hargne,

La puissance du mot, en moi, prend son essor

Pour l’amour de la vie, jouons « à qui perd gagne » !

     
   

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Commentaires

pifouone
Hors ligne
Inscrit depuis : 17/03/2013
Ah oui, quand même... On

Ah oui, quand même... On hésite à commenter ces textes. Devant l'inconnu on ne sais quoi dire pour soulager, aider... Une bise magique peut-être ?

 

Didier

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