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Je suis un vieux jeune homme et je hante un vieux livre,

De ces romans jaunis à l’odeur de jardins

Qui, novembre venu, s’enluminent soudain

D’ocres roux rutilants sous le tain bleu du givre.

 

Vieux jeune homme fourbu, je ne sais plus que vivre

Un âge où s’enlaçaient les amoureux badins

Sous l’ombrelle cachés, cocottes et gandins

Et puis vous, ma douceur, à la toison de cuivre.

 

Sous le regard bénin que vous laissez filtrer,

Si m’en germe l’envie, je me permets d’entrer :

Je vous plais, je le sais, mais vous êtes trop sage...

 

Et de votre candeur je ne puis recevoir,

Du bout de votre gant, qu’un signe d’au revoir

Et le baiser promis, à la dernière page.

 

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Commentaires

plume
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Inscrit depuis : 09/10/2014
Clara et Claudine

 

 

  Merci  merseger pour les conseils de lecture.

J'ai lu la série des Claudine il y a quelques années. Ils doivent dormir dans ma bibliothèque. Vous me donnez l'envie de leur faire prendre l'air à nouveau...

Je ne connais pas Clara d'Ellébeuse mais je vais y remédier.

 

Dans un de vos précédents commentaires, vous évoquiez Jakez Hélias; cela m'a fait souvenir d'une magnifique chanson dont il a écrit les paroles, que j'ai eu le plaisir de chanter en chorale: "La chanson de Dolly Pentraeth"...Décidément, je me sens rajeunir!smiley 

merseger
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Inscrit depuis : 10/10/2014
Merci,Merci de tout coeur

Merci,

Merci de tout coeur Plume, Brume, Luluberlu d'avoir exprimé votre plaisir à la lecture de ce petit sonnet, au ton très suranné, par lequel j'essaie d'exprimer mes relations aux personnages d'un roman qui me touche. Il m'est arrivé bien des fois de refuser de lire le dernier chapitre pour ne pas avoir à les quitter. Si vous n'avez pas peur, Plume, de trouver les histoirqs et l'écriture trop ringardes, jetez un coup d'oeil à Clara d'Ellébeuse de Francis Jammes, ou, sans aucune crainte d'être déçue, à Claudine à l'école et ses suites, de la miraculeuse Colette.

Toutes mes amitiés.

plume
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Inscrit depuis : 09/10/2014
élégance

 

 bonjour merseger

 

Quel plaisir encore une fois de se laisser transporter dans cette atmosphère romantique et raffinée.

En quelques touches vos personnages prennent vie.

Je ne sais de quel roman  naquit ce vieux jeune homme. A défaut de le lire, il me plaît de l'imaginer...

 

merci et bravo.

 

  plume charmée

merseger
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Inscrit depuis : 10/10/2014
merci Brume

Merci Brume pour votre commentaire. Vous avez vos préférences en matière de style poétique, c'est légitime et donne d'autant plus de valeur à votre commentaire. Personnellement je suis allergique au vers libre que beaucoup confondent encore avec saucissonnage de la prose, mais parfois on trouve une pépite.

Pas de virgule "après qui ne sait plus que vivre" : il y a enjambement avec le vers suivant 'un âge où..." qui est le complément d'objet de l'infinitif vivre..

je vous remercie encore une fois de m'avoir dit votre sentiment, avec cette indulgence. C'est si rare.

Amicalement

brume
Portrait de brume
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Inscrit depuis : 12/10/2014
Bonjour Merseger, Un

Bonjour Merseger,

 

Un langage élégant dont je ne suis pas fan mais l'émotion qui s'en dégage me permet de faire l'impasse sur le style.

Ne devrait-il pas avoir une virgule après "je ne sais plus que vivre"?

En tout cas j'aime la douceur du rythme et les vers sont très beaux comme:

"De ces romans jaunis à l'odeur de jardins"

"Si m'en germe l'envie"

merseger
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Merci de tout coeur

Merci de tout coeur Luluberlu. Ravi que ce petit sonnet t'ai plu et que tu m'en fasses part de façon si sympa.

luluberlu
Portrait de luluberlu
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Inscrit depuis : 24/12/2010
Que voilà un sonnet joliment

Que voilà un sonnet joliment troussé... Si je puis m’exprimer ainsi...:8)

Un poème empreint de délicatesse avec de belles métaphores. Merci pour ce beau moment.

J'ai particulièrement aimé :

D’ocres roux rutilants sous le tain bleu du givre. (l'image)

Si m’en germe l’envie, je me permets d’entrer  (la tournure)

 

 

 

 

 

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