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DERNIÈRE CONTRIBUTION
K-tas-strof
Portrait de K-tas-strof
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DES "AUTEURS" POUR LE DIRE

Je vous propose ici de partager des textes (poésie / chanson (française de préférence ou avec traduction) / extrait de roman ou réplique de film) anecdotiques et/ou qui vous ont marqué par une approche plus ou moins directe et personnelle.

 

Je me lance donc.....

K'adore ou K'pitule ... des fois :-)

darlène
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Plume d’ange

Aux amoureux de Nougaro, à découvrir ou à redécouvrir.

Plume d’ange

Vous voyez cette plume ? Eh bien, c’est une plume …d’ange. Mais rassurez-vous, je ne vous demande pas de me croire, je ne vous le demande plus. Pourtant, écoutez encore une fois, une dernière fois, mon histoire.

Une nuit, je faisais un rêve désopilant quand je fus réveillé par un frisson de l’air. J’ouvre les yeux, que vois-je ? Dans l’obscurité de la chambre, des myriades d’étincelles… Elles s’en allaient rejoindre par tourbillons magnétiques, un point situé devant mon lit.

Rapidement, de l’accumulation de ces flocons aimantés, phosphorescents, un corps se constituait.

Quand les derniers flocons eurent terminé leur course, un ange était là, devant moi, un ange réglementaire avec les grandes ailes de lait. Comme une flèche d’un carquois, de son épaule il tire une plume, il me la tend et dit :

  • « C’est une plume d’ange. Je te la donne. Montre-la autour de toi. Qu’un seul humain te croie, et ce monde malheureux s’ouvrira au monde de la joie. Qu’un seul humain te croie, avec ta plume d’ange. Adieu et souviens-toi : la foi est plus belle que Dieu. »

Et l’ange disparut, laissant la plume entre mes doigts. Dans le noir, je restai longtemps, illuminé, grelottant d’extase, lissant la plume, la respirant.

En ce temps-là, je vivais pour les seins somptueux d’une passion néfaste. J’allume, je la réveille :

  • « Mon amour, mon amour, regarde cette plume… C’est une plume d’ange ! Oui ! Un ange était là… Il vient de me la donner… Oh ma chérie, tu me sais incapable de mensonge, de plaisanterie scabreuse… Mon amour, mon amour, il faut que tu me croies et tu vas voir… le monde ! »

La belle, le visage obscurci de cheveux, d’araignées de sommeil me répondit :

  • « Fous-moi la paix… Je voudrais dormir… Et cesse de fumer ton satané Népal ! »

Elle me tourne le dos et merde !

Au petit matin, parmi les nègres des poubelles et les premiers pigeons, je filai chez mon ami le plus sûr. Je montrai ma plume à l’Afrique, aux poubelles, et bien sûr aux pigeons qui me firent des roues, des roucoulements de considération admirative.

Je sonne. Voici mon ami André. Posément, avec précision, je vidai mon sac biblique, mon oreiller céleste :

  • « Tu m’entends bien, André, qu’on me prenne au sérieux et l’humanité tout entière s’arrache de son orbite de malédiction guerroyante et funeste. A dégager ! Finies la souffrance, la sottise. La joie, la lumière débarquent ! »

André se massait pensivement la tempe. Il me fit un sourire ému, m’entraîna dans la cuisine et devant un café, m’expliqua que moi, sensible, moi, enclin au mysticisme sauvage, moi, devais reconsidérer cette apparition. Le repos… L’air de la campagne… avec les oiseaux précisément, les vrais !

Je me retrouvai dans la rue grondante, tenaillant la plume dans ma poche. Que dire ? Que faire ?

  • « Monsieur l’agent, regardez, c’est une plume d’ange ! »

Il me croit ! Aussitôt, les tonitruants troupeaux de bagnoles déjà hargneuses s’aplatissent. Des hommes radieux en sortent, auréolés de leurs volants et s’embrassent en sanglotant.

Soyons sérieux !

Je marchais, je marchais, dévorant les visages. Celui-ci ? La petite dame ? Et soudain, l’idée m’envahit, évidente, éclatante…

Abandonnons les hommes ! Adressons nous aux enfants ! Eux seuls savent que la foi est plus belle que Dieu. Les enfants… Oui, mais lequel ?

Je marchais toujours, je marchais encore. Je ne regardais plus la gueule des passants hagards, mais, en moi, des guirlandes de visages d’enfants, mes chéris, mes féériques, mes crédules me souriaient.

Je marchais, je volais… Le vent de mes pas feuilletait Paris… Pages de pierres, de bitume, de pavés maintenant. Ceux de la rue Saint Vincent… Les escaliers de Montmartre. Je monte, je descends et me fige devant une école, rue du Mont-Cenis.

Quelques femmes attendaient la sortie des gosses. Faussement paternel, j’attends, moi aussi. Les voilà.

Ils débouchent de la maternelle par fraîches bouffées, par bouillonnements bariolés. Mon regard papillonne de frimousses en minois, quêtant une révélation.

Sur le seuil de l’école, une petite fille s’est arrêtée. Dans la vive lumière d’avril, elle cligne ses petits yeux de jais, un peu bridés, un peu chinois et se les frotte vigoureusement. Puis elle reprend son cartable orange, tout rebondi de mathématiques modernes.

Alors j’ai suivi la boule brune et bouclée de sa tête, gravissant derrière elle les escaliers de la Butte. A quelque cent mètres, elle pénétra dans un immeuble.

Longtemps, je suis resté là, me caressant les dents avec le bec de ma plume. Le lendemain, je revins à la sortie de l’école et le surlendemain et les jours qui suivirent.

Elle s’appelait Fanny. Mais je ne me décidais pas à l’aborder.

Et si je lui faisais peur avec ma bouche sèche, ma sueur sacrée, ma pâleur mortelle, vitale ? Alors qu’est-ce que je fais ? Je me tue ? Je l’avale ma plume ? Je la plante dans le cul somptueux de ma passion néfaste ?

Et puis un jeudi, je me suis dit : je lui dis.

Les poumons du printemps exhalaient leur première haleine de peste paradisiaque.

J’ai précipité mon pas, j’ai tendu ma main vers la tête frisée… Au moment où j’allais l’atteindre, sur ma propre épaule, une pesante main s’est abattue. Je me retourne, ils étaient deux, ils empestaient le barreau.

  • « Suivez-nous ! »

Le commissariat. Vous connaissez les commissariats ? Les flics qui tapent le carton dans de la gauloise, du sandwich… Une couche de tabac, une couche de passage à tabac.

Le commissaire était bon enfant, il ne roulait pas des mécaniques, il roulait les r :

  • « Asseyez-vous. Il me semble déjà vous avoir vu quelque part, vous. Alors comme ça, on suit les petites filles ?

  • Quitte à passer pour un détraqué, je vais vous expliquer, monsieur, la véritable raison qui m’a fait m’approcher de cette enfant. 

Je sors ma plume et j’y vais de mon couplet nocturne et miraculeux.

  •  Fanny, j’en suis certain, m’aurait cru. Les assassins, les polices, notre séculaire tennis de coups durs, tout ça, c’était fini, envolé !

  • Voyons l’objet, me dit le commissaire.

D’entre mes doigts tremblants il saisit la plume sainte et la fait techniquement rouler devant un sourcil bonhomme.

  • C’est de l’oie, ça… me dit-il, je m’y connais, je suis du Périgord.

  • Monsieur, ce n’est pas de l’oie, c’est de l’ange, vous dis-je !

  • Calmez-vous ! Calmez-vous ! Mais vous avouerez tout de même qu’une telle affirmation exige d’être appuyée par un minimum d’enquête, à défaut de preuve. Vous allez patienter un instant. On va s’occuper de vous. Gentiment, hein ? Gentiment. »

On s’est occupé de moi, gentiment.

Entre deux électrochocs, je me balade dans le parc de la clinique psychiatrique où l’on m’héberge depuis un mois.

Parmi les divers siphonnés qui s’ébattent ou s’abattent sur les aimables gazons, il est un être qui me fascine. C’est un vieil homme, très beau. Il se tient toujours immobile dans une allée du parc devant un cèdre du Liban. Parfois, il étend lentement les bras et semble psalmodier un texte secret, sacré.

J’ai fini par m’approcher de lui, par lui adresser la parole. Aujourd’hui, nous sommes amis. C’est un type surprenant, un savant, un poète.

Vous dire qu’il sait tout, a tout appris, senti, perçu, percé, c’est peu dire.

De sa barbe massive, un peu verte, aux poils épais et tordus, le verbe sort, calme et fruité, abreuvant un récit où toutes les mystiques, les métaphysiques, les philosophies s’unissent, se rassemblent pour se ressembler dans le puits étoilé de sa mémoire. Dans ce puits de jouvence intellectuelle, sot je descends, seau débordant de l’eau fraîche et limpide de l’intelligence alliée à l’amour, je remonte.

Parfois, il me contemple en souriant. Des plis de sa robe de bure, il sort des noix, de grosses noix qu’il brise d’un seul coup dans sa paume, crac ! pour me les offrir.

Un jour où il me parle d’ornithologie comparée entre Olivier Messiaen et Charlie Parker, je ne l’écoute plus. Un grand silence se fait en moi.

Mais cet homme dont l’ange t’a parlé, cet homme introuvable qui peut croire à ta plume, eh bien, oui, c’est lui, il est là, devant toi ! Sans hésiter, je sors la plume.

Les yeux mordorés lancent une étincelle. Il examine la plume avec une acuité qui me fait frémir de la tête aux pieds.

  • « Quel magnifique spécimen de plume d’ange vous avez là, mon ami.

  • Alors, vous me croyez ? Vous le savez ! 

  • Bien sûr, je vous crois. Le tuyau légèrement cannelé, la nacrure des barbes, on ne peut s’y méprendre. Je puis même ajouter qu’il s’agit d’une penne d’Angelus Maliciosus.

  • Mais alors ! puisqu’il est dit qu’un homme me croyant, le monde est sauvé…

  • Je vous arrête, ami. Je ne suis pas un homme.

  • Vous n’êtes pas un homme ?

  • Nullement, je suis un noyer.

  • Vous vous êtes noyé ?

  • Non. Je suis un noyer. L’arbre. »

Il y eut un frisson de l’air. Se détachant de la cime du grand cèdre, un oiseau est venu se poser sur l’épaule du vieillard et je crus reconnaître, miniaturisé, l’ange malicieux qui m’avait visité.

Tous les trois, l’oiseau, le vieil homme et moi, nous avons ri, nous avons ri longtemps, longtemps…

Le fou rire, quoi !

plume bernache
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extrait de p.14"Elio" de

extrait de p.14"Elio" de Pierre Lieutaghi(sélection livre pourpre2015)

Et qui se sert encore du point-virgule ? J'aime bien le point-virgule, c'est une respiration bienvenue dans la phrase-elles s'essoufflent vite, les phrases, surtout quand elles prétendent courir-, où l'on a presque le temps de regarder en arrière pour s'assurer que ce qui est dit a trouvé son équilibre, avant de poursuivre. Il y a aussi que le système binaire point et virgule ne convient pas à ceux qui redoutent les choix décisifs, dont j'ai la conviction de faire partie.

RB
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http://www.terreaciel.net/Raphaele-George#.VMP8A7rwuAE

 

 

L’Absence Réelle (extrait)


Raphaële George

 

 

Monsieur,

Dirai-je assez que voir est inépuisable, et a ceci de meurtrier que celui qui s’avance à l’orée de son regard, retourné sur lui-même, dédoublé, n’accueille aucune vérité, si ce n’est cette révélation de la fatigue, due à sa vision que limite le contours des objets.
Ainsi, pour exorciser le vide, plutôt que de l’accepter en étant sans cesse le commencement du rien et de personne, vous aviez choisi d’être deux ombres réunies en vous : la mienne et la vôtre, indissolubles l’une à l’autre. Mais je sens que vous quittez enfin cette enveloppe. Nous pouvons désormais parler à égalité où le vide nous fonde, quand la nuit toute entière possède nos yeux. C’est pour cela que je n’ai rien à vous dire de particulier et que nous avons tout à échanger.
Bien sûr, je fus touché, mais comme atteint uns deuxième fois par une balle à travers le récit de votre maladie.
Le corps tout entier voudrait posséder le regard comme s’il maintenait à l’intérieur la multitude, les yeux de tous les vivants.
Le corps n’a pas de regard, mais être malade c’est tenter d’animer au-dehors la passivité intérieure, l’organique devant quoi toujours nous sommes aveugles.
C’est pourquoi être malade est peut-être une façon de dégager, hors de nous, ce désir que notre corps tout entier soit l’évidence même de notre regard ?
Entre les yeux et le regard s’inscrit un fossé d’une nuit sans fond ; ainsi ma blessure me fit naître à mon regard et les mots découvrirent sous mes yeux la maladie du silence.
Il me paraît impossible d’apprendre à voir. Voir, c’est se révéler dans les choses ; et qui n’est pas à soi-même, qui n’a pas tué sa première figure, ne peut voir. Il est malgré lui l’expérience et la victime d’une vision, en apparence confortable et rassurante ; croyant atteindre et toucher le réel qui l’entoure, il retombe sur sa propre figure prisonnière du monde, de la forme qui souffre, sans douleur et sans conscience, comme un paysage gelé sur quoi rien ne pousse.
Les instants s’accumulent par ce réel qui ne se voit pas mais se sent ; ainsi de la matière se meurt et une nouvelle matière se révèle à la vie dans sa pureté originelle perdue. La feuille fut verte sur l’arbre, mais il fallut partir de ce qui la liasse jaune sur le sol pour recomposer cet au-delà de l’émotion où elle nous laissait quand nous ne savions pas encore que son chemin n’éviterait pas le pourrissement.

Écrire, c'est se tenir à côté de ce qui se tait
Jean-Louis Giovannoni - extraits de Pas japonais

RB
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Je ne connaissais pas

 

Lucien Jacques; je le recherche de suite, merci !

Écrire, c'est se tenir à côté de ce qui se tait
Jean-Louis Giovannoni - extraits de Pas japonais

luluberlu
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L'allée -Jules Supervielle

(Montevideo, Uruguay 1884 - Paris 1960) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Supervielle

- Ne touchez pas l'épaule
Du cavalier qui passe,
Il se retournerait
Et ce serait la nuit,
Une nuit sans étoiles,
Sans courbe ni nuages.
- Alors que deviendrait
Tout ce qui fait le ciel,
La lune et son passage,
Et le bruit du soleil ?
- Il vous faudrait attendre
Qu'un second cavalier
Aussi puissant que l'autre
Consentît à passer.

Tinuviel
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Aaaaah Bobin... on s'y sent

Aaaaah Bobin... on s'y sent comme dans un nid.

 

 

Dans un autre registre, de Lucien Jacques :

 

Je crois en l'homme cette ordure,

Je crois en l'homme ce fumier,
Ce sable mouvant, cette eau morte.
Je crois en l'homme ce tordu,
Cette vessie de vanité.

Je crois en l'homme cette pommade,
Ce grelot, cette plume au vent ,
Ce boute feu, ce fouille merde,
Je crois en l'homme, ce lèche sang.

Malgré tout ce qu'il a pu faire de mortel et d'irréparable.
Je crois en lui pour la sûreté de sa main,
Pour son goût de la liberté
Pour le jeu de sa fantaisie
Pour son vertige devant l'étoile.

Je crois en lui pour le sel de son amitié
Pour l'eau de ses yeux
Pour son rire
Pour son élan et ses faiblesses

Je crois en lui à tout jamais
Pour une main qui s'est tendue
Pour un regard qui s'est offert

Et puis surtout et avant tout
Pour le simple accueil d'un berger

 

RB
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Christian Bobin (extraits, voir http://www.espritsnomades.com)

Je ne connais pas d’apôtres du néant sinon par imposture. Ce qu’on veut nous faire croire aujourd’hui, ce que clame cette littérature de la nuit, c’est que la vérité est toujours plus du côté du mal que du bien. Une croyance comme celle-là signale la disparition d’une personne. C’est une disparition bien plus profonde que la mort. Celui qui pense que la vérité est du côté du mal s’assoit très profondément dans le fauteuil de l’air du temps, et il n’est pas près d’en sortir. C’est pire qu’un lieu commun.

La Lumière du monde

 

Celui qui attend est comme un arbre avec ses deux oiseaux, solitude et silence.  Il ne commande pas à son attente.  Il bouge au gré du vent, docile à ce qui s'approche, souriant à ce qui s'éloigne.  [...] dans l'attente le commencement est comme la fin, la fleur est comme le fruit, le temps comme l'éternel.

 

Avec le temps bien des gens lâchent. ils disparaissent de leur vivant et ne désirent plus que des choses raisonnables.

La plus que vive

 

On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux: par espérance, par impatience. ... trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.

Une petite robe de fête

 

Pour s'éprendre d'une femme, il faut qu'il y ait en elle un désert, une absence, quelque chose qui appelle la tourmente, la jouissance. une zone de vie non entamée dans sa vie, une terre non brûlée, ignorée d'elle-même comme de vous.

 

 

http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/bobin/bobin.html

La part manquante

Écrire, c'est se tenir à côté de ce qui se tait
Jean-Louis Giovannoni - extraits de Pas japonais

K-tas-strof
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Comme un boomerang

Ce 18 décembre (2014) j'ai été au concert de Étienne Daho. C'était une place de concert offerte par ma fille pour mes 40 ans d'il y a 6 mois à peine :)

Magnifique attention, surtout à l'approche des fêtes... N'est ce pas ?!

Mais parce que le bonheur des autres n'attend pas, et tant pis pour le gâché et la casse...

 

Sur des paroles de Serge Gainsbourg (chantés par Daho sans Dani ce soir) :

 

Comme Un Boomerang (https://www.youtube.com/watch?v=OgmAy9e8fpA)

Je sens des boums et des bangs
Agiter mon coeur blessé
L'amour comme un boomerang
Me revient des jours passés
A pleurer les larmes dingues
D'un corps que je t'avais donné

J'ai sur le bout de la langue
Ton prénom presque effacé
Tordu comme un boomerang
Mon esprit l'a rejeté
De ma mémoire, car la bringue
Et ton amour m'ont épuisé

Je sens des boums et des bangs
Agiter mon coeur blessé
L'amour comme un boomerang
Me revient des jours passés
A s'aimer comme des dingues
Comme deux fous à lier.

Sache que ce coeur exsangue
Pourrait un jour s'arrêter
Si, comme un boomerang
Tu ne reviens pas me chercher
Peu à peu je me déglingue
Victime de ta cruauté

Je sens des boums et des bangs
Agiter mon coeur blessé
L'amour comme un boomerang
Me revient des jours passés
A t'aimer comme une dingue
Prête pour toi à me damner

Toi qui fait partie du gang
De mes séducteurs passés
Prends garde à ce boomerang
Il pourrait te faire payer
Toutes ces tortures de cinglés
Que tu m'as fait endurer.

Je sens des boums et des bangs
Agiter mon coeur blessé
L'amour comme un boomerang
Me revient des jours passés
C'est une histoire de dingue
Une histoire bête à pleurer

Ma raison vacille et tangue
Elle est prête à chavirer
Sous les coups de boomerangs
De flash-back enchaînés
Et si un jour je me flingue
C'est à toi que je le devrais

Je sens des boums et des bangs
Agiter mon coeur blessé
L'amour comme un boomerang
Me revient des jours passés
A pleurer les larmes dingues
D'un corps que je t'avais donné

 

Merci à Serge pour ses chansons à texte.
 

K'adore ou K'pitule ... des fois :-)

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