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En écho à Pepito...

 

On ne tourne pas toutes les pages

 

Marguerite m’a dit :

« Mon petit, je crois que je vais mourir »

 

Et puis elle est partie.

 

                                   Son visage, plein de mort fraîche, s’est éteint.

 

Quand, avec un sourire coquin,

Marguerite à la voix fluette, dix-neuvième siècle,  chantonnait «… dure toute la vie…. »

je me régalais de crêpes.

 

Je ne savais pas encore

que cette légère ritournelle serait aussi lourde de vérité…

 

Béni soit le ciel – s’il existe- et qu’il t’accueille bien, Marguerite !

Chante pour les anges.

Que les siècles se déroulent

dans cet infini plaisir d’amour où je te garde, ne fût-ce qu’un instant. Marguerite.

 

 

5.04
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Commentaires

Escampette
Hors ligne
Inscrit depuis : 20/10/2015
Bonjour RB,   Je suis

Bonjour RB,

 

Je suis absolument séduite par le titre. J'apprécie votre mise en page. Et je me régale de l'expression "Son visage, plein de mort fraîche, s'est éteint", mort fraîche...

 

Merci !

Louis P.
Hors ligne
Inscrit depuis : 12/10/2014
joli et plein de charme

Un joli poème, plein de charme suranné ; un bel hommage, sensible, à "Marguerite" au nom si fleuri.

 

Merci RB

sirye oleudaré
Hors ligne
Inscrit depuis : 25/10/2014
Dans sa concision même, ce

Dans sa concision même, ce texte dit beaucoup.

Sans le titre,on ne connaîtrait pas le lien entre l'auteur et Marguerite.

Un passage un peu trop abrupte à mon goût entre le moment où elle s'éteint et celui où - soudain ressucitée - elle chante :

"... s’est éteint.

Quand, avec un sourire coquin, ..." On peu s'y perdre une seconde.

J'aime beaucoup la fin, un bel hommage plein de joie.

 

K-tas-strof
Portrait de K-tas-strof
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Inscrit depuis : 27/06/2014
Un peu, Beaucoup, Pationnément,

Tout un symbole.

On sent l'odeur vieillotte de la lavande qui s’échappe des placards, de l'escalier en bois qui monte et mène aux chambres, et de la toile cirée qui recouvre la table de la cuisine ... et des crêpes... avec un verre de lait chaud pour le petit goûter.

J'ai aussi le goût de cette peau fraîche et flétrie sur les lèvres. Le souvenir de ma bouche qui s'enfonce sur sa joue, prête à y laisser son empreinte, et de cette petite pièce qu'elle me glissait dans la poche.

Merci RB pour ce voyage dans le temps. C'est très bien fait et la présentation de ce texte me plaît beaucoup. Il dégage plein de douceur. Un vrai poème, surtout dans le fond.

k

 

K'adore ou K'pitule ... des fois :-)

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