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Texte inspiré du téléfilm "Fais danser la poussière" réalisé par Christian Faure (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fais_danser_la_poussière).

Un deux trois

Petits rats, petits pas, port de bras, entrechats, opéra.

 

Quatre cinq six

Légers et aériens, les danseurs évoluent, glissent et s’affranchissent.

 

Sept huit neuf

Libérés, ils tournent, volent, virevoltent, surfent et « smurfent » !

 

Dix onze douze

Au rythme de la musique, de toutes les musiques voire un air de blues.

 

Venez, entrez dans la danse, voyez comme ils dansent, sautez, dansez, embrassez... du regard ceux qui font « danser la poussière ». Avec eux, laissez-vous transporter au pays de la musique, de la couleur et du mouvement.

Ils sont là, lumineux de présence, de grâce et de souplesse, créant arabesques et volutes inventives avec leurs bras, écrivant de la poésie avec leurs pas ; corps sveltes, graciles et élancés ils se plient et se déplient, ondulent, frissonnent, bondissent et prennent leur essor telle l’alouette qui s’élance dès le matin dans un doux bruissement d’ailes.

 Jeunes éphèbes aux corps toniques et élégants, jeunes sylphides minces et longilignes, joliment gracieuses et fragiles glissent et balayent l’espace avec une légèreté et un raffinement quasi sensuels ; ils s’effleurent, s’écartent, se rencontrent et se croisent ; tout imprégnés de leur musique intérieure ils se balancent sur des accords intenses et graves, des rythmes lents ou accélérés, « des gestes fluides ou saccadés, frappés ou glissés, appuyés ou effleurés ». La sueur sur le torse des jeunes danseurs devient écharpe d’argent ; les bras et les jambes instruments de musique harmonieux et vibrants dont chaque note fait s’émouvoir le spectateur. Corps et visages s’illuminent de l’intérieur. La scène aussi s’anime autour des danseurs et, par le truchement de l’imagination, devient ciel d’azur, pré fleuri, bord de mer... tandis qu’ils continuent à ondoyer et se mouvoir. Papillons éthérés et colorés dans le bleu d’un ciel d’été ? Oiseaux de feu ou paradisiers étincelants et irréels aux parades nuptiales riches et inventives ? Flamants roses ou cygnes délicats ? C’est selon. Le jeu est aux ballerines, l’interprétation et le rêve aux spectateurs. Simplement se laisser séduire et porter par cette immense farandole de pas et de sauts « corps lacés et délacés, pas feutrés vifs et déliés », mouvements larges et amples sous les tuniques vaporeuses ; transcender la matière, l’espace et le temps ; s’arracher à la réalité, plonger dans le rêve, rêve de lumière et de liberté ; avec les artistes s’envoler vers d’autres lieux, d’autres cieux où tout est musicalité et vibration. Car la danse n’est autre que poésie du mouvement, respiration de l’âme. Et si danser rime avec compter, difficulté, fermeté, travail acharné, mal aux pieds, danser rime aussi avec légèreté, celle de la plume portée par une brise tiède et parfumée, celle des feuilles qui flottent au vent d’automne ou celle des flocons d’un matin d’hiver ; avec fluidité, pureté et limpidité, celles d’un cours d’eau cristallin ou d’un beau soir d’été ; avec musicalité, celle d’un chant d’oiseau au petit matin ou au crépuscule ; avec émotivité et sensibilité, celles des corps au diapason de l’âme ; avec intensité, celle de l’expression et du ressenti ;avec liberté et spontanéité, celles de l’oiseau ou du papillon dans le bleu du ciel ; avec volupté et sensualité, celles d’un chocolat qui fond dans la bouche, d’un tango langoureux ou d’un paso doble endiablé ; avec spiritualité, celle des danses hébraïques, hindoues ou africaines ; avec éternité enfin, celle du jour et de la nuit, celle des civilisations qui perdurent malgré la fuite en avant.

 

5.04
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Commentaires

fondulou
Portrait de fondulou
Hors ligne
Inscrit depuis : 30/12/2010
Un texte lumineux, plein de

Un texte lumineux, plein de grâce et de souplesse, et toujours ce retour vers la nature qui est ta "marque de fabrique".smiley

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